Supportez Bruno !


1 km = 1 € Parions sur les km que va courir Bruno !

L'opération consiste à collecter des fonds pour financer la rénovation et l'équipement d'une maison accueillant des enfants népalais. Les paris sont possibles sur toutes les courses de la saison 2010.

Grâce à vous, nous avons dépassé les 2 000 km : la performance n'est pas uniquement sportive, mais solidaire.

Au total c'est 4 516 € qui auront été pariés.

Merci pour les enfants !!!

Eternelle enfance

Dimanche 7 Novembre 2010, trail de « Sange run » au cœur des Bauges, je cours depuis 2 heures sous une pluie battante, seul, je suis bien… Tout en restant concentré sur mes foulées, je repense à certaines phrases que j’entendais lorsque j’étais enfant : « Ne sors pas sous la pluie », « Mets ta capuche », « Ne rentre pas trempé », « Tu vas attraper froid », « Je t’aurai prévenu »… Et puis je me rends compte que ma vie n’a été qu’une suite de désobéissance à tous ces conseils que ma mère me prodiguait, parce que ma vraie nature est de me retrouver au beau milieu d’une forêt, isolé sur une crête, seul dans la tempête, le froid, à la place que je me suis choisie… Je continue à courir, me perd deux ou trois fois, le balisage au sol disparaît sous les feuilles arrachées à l’automne par un vent violent, je passe prés d’un ruisseau qui a creusé la roche, puis sur une passerelle suspendue au dessus du vide, c’est magnifique ! Je crois que je n’avais pris que très rarement autant de plaisir à courir, ce parcours est exceptionnel, par la qualité des sentiers, la beauté des sites et villages traversés, la variété des passages, techniques puis plus roulants, la simplicité également de la sympathique équipe d’organisation. Il pleut de plus en plus, le but approche, j’aurai passé 5 heures de pur bonheur à jouer à courir, pour un plaisir tout personnel, mais aussi pour les enfants du Népal, que j’entends rire désormais chaque fois que j’enfile mes baskets… Je le fais pour moi, pour vous, pour eux, sans capuche, je saute dans les flaques d’eau, j’adore être au coeur d’une tempête de neige, j’aime sentir le vent glacé sur ma joue, être chahuté par le vent, glisser dans la boue, être seul dans la nature, la nuit, le brouillard, entre chien et loup, être encore dehors quand les villages s'illuminent… Merci à mes parents de m’avoir fait ainsi, derrière leurs affectueuses mises en garde, ils ont toujours su, je crois, que tout ceci était ancré en moi…

2 commentaires:

  1. Le plus important c'est d'avoir un terrain de jeu, de le partager est une sacrée aubaine. Merci pour les gamins de Kathmandou. Rire, ah ça, nos gamins rient, un rien les fait rire ! chut..... on les entend
    Jolie course et Bravo encore
    As-tu ri, chanté, crié sur la passerelle suspendue ?
    Merci pour ton partage, tu nous fais un cadeau.
    NAMASTE, l'Ami
    Michellou

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  2. Quand je te lis, j'ai bien sûr envie d'être à tes côtés ! Méfie toi, si tu continues à nous tenter comme cela, tu ne sera peut être plus seul entre chien et loup ...
    Bien à toi ... et aux enfants ...

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